Tous les articles par Claude Ledron

ANBABWA ARTS vous invite à sa prochaine exposition.

Exposition de la Trinité

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Sortie du recueil de poèmes de Claude Ledron : OMBRE PORTEE

Communiqué de presse.

Ombre portéeRésumé de l’ouvrage
Le regard tourné vers l’avenir, avec la simplicité et la lucidité qui caractérisent son écriture, Claude Ledron explore, à travers ce recueil de textes poétiques, l’histoire –douloureuse- de son pays.
Dans un même mouvement, l’auteur met en lumière –en mots et en images- les questionnements identitaires, politiques et culturels qui agitent en profondeur la Martinique d’aujourd’hui.
Portrait de l’auteur
Comme il aime à le dire, sur un ton de grave plaisanterie, la vie de Claude Ledron suit « en sens inverse » la route du commerce triangulaire : l’auteur est né en Martinique, il y a vécu jusqu’à la fin de son adolescence, goûtant « au lait de la vie », aux mille délices de l’enfance et aux innombrables interrogations que les premiers âges déposent en l’esprit de tout homme. Il a ensuite passé un moment en France, à Nice, où il a étudié la sociologie, l’informatique et la gestion d’entreprise. Enfin, il a vécu une quinzaine d’années en Afrique de l’ouest, au Mali, où il s’est établi, a fondé une famille, créé une entreprise et s’est engagé dans l’action culturelle et le développement. De retour en Martinique depuis 2009, Claude Ledron évolue dans le monde associatif des arts et de la culture.
Influences littéraires
Claude Roy, Langston Hughes, Jacques Prévert, René Depestre, Léon Gontrand Damas, Nazim Hikmet.
Contacts
Editeur : éditions anbabwa arts : 19 lot Autre bord 97220 La trinité, Martinique.
Commandes : editions.anbabwa@gmail.com
ISBN : 979-10-94393-00-0, 64 pages – 135X215
Prix de vente : 12,50€
Vente à distance : (+ 2,50 € de frais d’envoi).
Distribution en Martinique: Librairie Alexandre, rue République à Fort-de-France.

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ANBABWA ARTS à Saint-laurent.

De passage à Saint-Laurent du Maroni, dans l’ouest de la Guyane, Claude a été invité à la Radio Littomega pour y parler de l’association ANBABWA ARTS et pour présenter l’album Natals de Frantz Tuernal.

L’interview a été menée par l’animatrice Rosy.

Ci-dessous quelques images de la Radio Littomega et des environs du front de fleuve de Saint-Laurent.

Entrée de la Radio Littomega à Saint Laurent du Maroni
Entrée de la Radio Littomega à Saint Laurent du Maroni
Rosy l'animatrice
Rosy l’animatrice
Les studios
Vue d’un des studios de la radio

 

Aménagements le long du Maroni
Aménagements le long du Maroni
Le bateau-île_2
Le bateau-île échoué sur le Maroni
Le fleuve Maroni entre Saint-laurent et Albina au Surinam
Le fleuve Maroni entre Saint-laurent et Albina au Surinam
Panorama fleuve Saint-Laurent
Vision panoramique du fleuve (au centre la bateau-île)
Promenade le long du Maroni
Promenade à Saint-Laurent, le long du Maroni
Taxis du fleuve_De l'autre côté le Surinam
Taxis du fleuve: de l’autre côté le Surinam
Vue sur une rue de Saint-Laurent
Vue sur une rue de Saint-Laurent

Bienvenue à Saint-Laurent du Maroni

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Invitation

L’Association Culturelle ANBABWA ARTS et ROGER DORWLING-CARTER vous invitent le Dimanche 7 Décembre 2014, au Jazz brunch du MARTINIQUE JAZZ FESTIVAL qui se déroulera dans les jardins de la Région. L’entrée est libre et le plaisir garanti.

Au stand d’ANBABWA-ARTS, vous pourrez vous  offrir le précieux album NATALS de Frantz Tuernal et découvrir, ou (re)-découvrir  la voix « à nulle autre pareille » de Roger DORWLING CARTER.

A très bientôt !

Roger Dorwling-Carter
Roger Dorwling-Carter

Affiche festival

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Sur le discours de la souveraineté_ Patrick Chamoiseau. (Antilla n°719).

Billet pour résister. Sur le discours de la souveraineté.

Voyager avec Antilla n°719 sur l’un des beaux discours-critiques de Patrick Chamoiseau.
La chose aujourd’hui la moins évidente pour tous, est que nous vivions en pays dominé. Pour en juger, nous utilisons généralement une grille de lecture qui date des sombres périodes coloniales et des dominations brutales. Or la donne a changé. La domination est de frappe silencieuse. Insidieuse. Elle rabote l’imaginaire. Elle modélise les valeurs. Elle fait accroire qu’il n’y a rien de mieux, ni d’alternative autre.
Le dominé se sent vivre dans le meilleur schéma possible compte tenu de ses capacités moindres. Etre indépendantiste (tendre à être souverain dans son pays) n’est plus un positionnement politique, mais une éclipse de la conscience; pour le moins un irréalisme. Ainsi, les réalistes dominés deviennent les plus nombreux.
Tu es indépendantiste? Comment feras-tu pour vivre? Que va devenir ce petit pays débile? … etc. Et tous ces questionneurs sont persuadés d’être lucides. Ils se disent libres en oubliant qu’il n’y a pas de liberté sans responsabilité, et surtout sans souveraineté. Ces questionneurs sont des Antillais, mais aussi des amis français le plus souvent progressistes, mais qui installés au pays deviennent sans même s’en rendre compte d’innocents colonialistes, acceptant pour notre pays ce qu’ils’ n’accepteraient en pièce manière pour le leur. Quand le « réalisme » écarte ainsi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, quand il ne pose pas ce principe comme préalable à tout réalisme politique, économique ou social, à toute ambition de développement, je soupçonne qu’il y a là colonialisme ou auto-colonialisme.
Les indépendantistes sont donc confrontés à une nouvelle forme de domination. Elle touche directement à la perception des choses. Elle introduit dans la conscience et dans l’appréhension du réel, une équation hallucinatoire. Nous sommes accrochés à l’assistanat et à la dépendance comme à une drogue euphorisante. Comme à une chance. Et pire : comme à l’unique destin possible. Il est difficile de lutter contre. Il y a cinquante ans de cela, il était facile de crier au colonialiste et à l’impérialiste. Aujourd’hui, les bottes cloutées et les boutous ont disparus. Nos populations sont préoccupées par des questions de chômage pour eux-mêmes et pour leurs enfants, de précarité, de désorganisation familiale, d’avenir, de protection sociale, de drogues. Toutes inquiétudes qui règnent dans les pays occidentaux développés et que nous éprouvons via un niveau de vie artificiel. Toutes préoccupations vitales qui font passer en second plan la question de notre assujettissement silencieux.
Face à de tels soucis le mot Liberté tombe dans l’ornière du pathos émotionnel. Le discours de souveraineté doit donc-dans un même balan- prendre en charge ces préoccupations et s’attacher à dissoudre l’équation hallucinatoire.
L’équation hallucinatoire se combat sur le terrain de l’imaginaire. Toute force indépendantiste devra s’ériger en force guerrière sur le domaine de l’imaginaire. Le discours de souveraineté sera d’abord un discours culturel et une effervescence créatrice dans tous les domaines, et sur des principes qui sacralisent la diversité contre l’unicité, le diversel contre l’universel, la fête des langues et des cultures dans les métissages des créolisations et des créolités…
Les préoccupations d’époque se combattent par un véritable projet économique et social. Un projet qui soit global, c’est-à-dire qui canalise un maëlstrom de propositions et de créativité dans un sens général contraire à l’assistanat et à la dépendance. Ce sens général suscitant une synergie positive pour l’ensemble. Le discours de souveraineté sera et devra être un projet de société qui tienne compte des mutations du monde.
Et là, on mesure toute la masse d’inertie qu’il nous faut manœuvrer. Il est plus facile d’être de la gauche-gestionnaire ou de la droite-assimiliationniste, ou même de ces désabusés-aigris qui méprisent les indépendantistes pour mieux supporter leur démission et leur mal-être. Le discours de souveraineté demande plus d’effort, plus d’imagination, plus d’audace, plus de crédibilité, qu’à tout autre politique et politicerie du pays. Il est la plus lourde des charges, mais celle-là redresse bien le dos et confère une colonne vertébrale.
Il imagine l’oxygène au creux des asphyxies. La lumière au désespoir des ombres.
La vie têtue dans les morts indolores.
Il demande que nous devenions tous de très réalistes et minutieux rêveurs.
Patrick CHAMOISEAU
(Extraits du n° 719).
Antilla Spécial 30 ans- JUILLET/AOUT 2012
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La « transhumanité », vous connaissez ?

Bonjour,

Les transhumanistes se réunissent à Paris, les 20, 21 et 22 novembre prochains. « TransVision 2014 » rassemble les promoteurs internationaux du post-humain : Natasha Vita-More, Aubrey de Grey, James Hugues, Miroslav Radman, Laurent Alexandre, pour ne citer que les plus connus. L’événement est co-organisé par Technoprog, la branche française des transhumanistes, avec les associations Traces et fiXience, spécialisées dans l’acceptabilité des technosciences. On y retrouve les manipulateurs de « L’Arbre des connaissances », qui acclimatent les jeunes à leur futur augmenté dès le plus jeune âge, et dont le fondateur Ali Saib avait tenté d’organiser le Forum de la Biologie de synthèse au CNAM en avril 2013. [1]
Cette réunion de malfaiteurs de l’humanité est accueillie par l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris, présidée par Marie-Christine Lemardeley, adjointe à la maire de Paris.

« TransVision 2014 » marque la reconnaissance officielle du mouvement transhumaniste en France. Ce colloque s’accompagne d’un travail d’influence de longue date auprès des médias et des décideurs – offensive qui s’intensifie depuis quelques mois. Tribune hebdomadaire de Laurent Alexandre dans Le Monde ; émissions sur France Culture et France Inter ; dossiers dans Philosophie Magazine, L’Obs et Usbek & Rika ; enquête du Credoc auprès des Français « L’homme augmenté : l’opinion oscille entre désir et peur » ; interventions de transhumanistes dans des grandes écoles (ESSEC – Ecole de commerce de Paris, Ecole Centrale de Lyon), parmi les récentes manifestations de ce lobbying. Le transhumanisme n’est plus un projet furieux, mais une option à discuter. Ils ont remporté cette bataille. Il en reste bien d’autres.

Depuis douze ans, nous dénonçons à la fois les transhumanistes et les NBIC (Nanotechnologies, biotechnologies, informatique, sciences cognitives) qui sont les instruments de leurs ambitions et les secteurs où ils sont implantés. Aujourd’hui, Google a ses propres laboratoires (Google X), start up (Calico) et université (Singularity university) consacrés aux innovations transhumanistes.
Les anthropophobes nous appellent « bio-conservateurs » et en effet, nous voulons conserver notre humanité, contre ceux qui la haïssent trop pour se reconnaître encore membres de notre espèce.

Contre cette offensive nous, Pièces et main d’œuvre, vous proposons d’agir là où vous êtes, avec vos proches, vos amis, vos groupes.

Lisez et faites circuler l’Appel des Chimpanzés du futur : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=543



> Ici Pièces et Main d’œuvre
> Voici un appel des Chimpanzés du futur
> Frères humains, sœurs humaines,
> Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels, discrète et puissante, dont les menées occultes et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’eugénisme et de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des neurotechnologies et des immenses progrès de la science.
> Vous avez entendu l’ultimatum, cynique et provocant, de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré. » (1) et encore, « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. » (2)
> Et vous vous êtes demandé s’il fallait prendre ces esbroufes au sérieux, ou s’il ne s’agissait que de science-fiction et de l’expression boursouflée de l’orgueil technocratique.
> Hélas, le danger est véritable, et l’Humanité affronte une tentative d’extinction, fomentée par et pour une faction égoïste, implacable et toute-puissante, lasse de partager ce monde résiduel avec des masses de bouches inutiles et toujours plus nombreuses.
> Comment en sommes-nous venus là, et que devons-nous faire ?
> Au début, il y avait les poètes.
> Rimbaud : « J’ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J’ai essayé d’inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J’ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d’artiste et de conteur emportée ! »
> Ducasse : « C’est un homme ou une pierre ou un arbre qui va commencer le quatrième chant. »
> Puis les artistes futuristes, Français, Italiens, Soviétiques ; Marinetti, Maïakovski, Appolinaire et tant d’autres, chantres de la violence et de la vitesse ; clairons et rescapés de la Grande Guerre industrielle et mondiale, exaltèrent dans la technologie le vrai moyen de « changer la vie » et de « transformer le monde ». Ils firent la guerre aux vieilleries poétiques, au soleil et à la lune ; ils glorifièrent les aéronefs, les barrages, les moteurs, l’électricité, les Titanic, les Métropolis, les armées blindées, les stades gigantesques. Et les robots, les masses mécanisées.
> Ils propagèrent les deux grands mouvements de l’époque : la technologie et le totalitarisme. Deux mouvements convergents. Deux aspects d’un même mouvement d’ingénieurs des hommes et des âmes, visant la fabrique de l’homme nouveau, de l’Übermensch nazi à l’Homme d’acier communiste en passant par toutes les variétés de surhommes et de Supermen, pour aboutir au cyborg ; à l’homme bionique des laboratoires transhumanistes, « hybridé » d’implants et d’interfaces.
> Dès les années Trente, le national-révolutionnaire Ernst Jünger, critiquait le racisme biologique et grossier des nationaux-socialistes, pour lui opposer l’avènement d’un nouveau type d’humanité : Le Travailleur – en tchèque, le robot.
> Ces progressistes au plan technologique sont des régressistes au plan social et humain, des partisans de la pire régression sociale et humaine ; ce qu’en langage commun on nomme des réactionnaires. Le nazisme, le fascisme et le communisme n’ont succombé que face au surcroît de puissance technoscientifique des Etats-Unis. Mais l’essence du mouvement, la volonté de puissance technoscientifique, s’est réincarnée et amplifiée à travers de nouvelles enveloppes politiques. Le laboratoire est florissant d’où s’est enfuie la créature immonde. Dès 1945, Norbert Wiener mettait au point la cybernétique, la « machine à gouverner » et « l’usine automatisée », qu’IBM implante aujourd’hui sous le nom de « planète intelligente ». C’est-à-dire la fourmilière technologique ubiquitaire, avec ses rouages et ses connexions, ses insectes sociaux-mécaniques qui se nommaient eux-mêmes, jadis, des zoon politikon, des animaux politiques.
> Pour les transhumanistes et les collabos de la machine, l’humain est l’erreur. L’humain est faible et faillible, l’humain est fini. L’humain leur fait honte. Ils aspirent à la perfection, au fonctionnement infaillible et à l’infinité du système technologique ; à se fondre dans cette totalité autonome.
> Les transhumanistes trouvent des soutiens partout. Ils s’expriment dans les émissions de radio et dans les journaux de référence. « L’homme augmenté, c’est déjà demain », proclame l’hebdomadaire citoyen qui se réjouit du fait accompli. « Un autre transhumanisme est possible », déclare l’Association française transhumaniste. On n’arrête pas le progrès et la gauche est pour le progrès. Etre de gauche, c’est réclamer le droit et les moyens de l’hybridation homme-machine pour toussétoutes ; d’un service public de l’eugénisme, nouvelle branche de la sécurité sociale.
> Cependant, nous les chimpanzés du futur, nous n’avons pas perdu, et la machine n’a pas gagné. L’Humain reste une bataille en cours tant qu’il ne s’abandonne pas, et il ne s’abandonne pas tant qu’il pense les choses et les dit avec des mots. Nommer une chose, c’est former une idée, et les idées ont des conséquences inévitables. Nous devons garder les mots et nommer les choses du mot juste. Nous devons former des idées avec leurs conséquences inévitables.
> Les transhumanistes n’ont qu’une idée : la technologie. Nous, chimpanzés du futur, n’avons qu’une technologie : les idées. Cependant les idées sont plus actives, plus rapides, plus performantes que n’importe quelle technologie ; plus véloces et puissantes qu’Internet et l’électricité.
> Nous disons : le transhumanisme est un nazisme en milieu scientifique. C’est ce techno-totalitarisme, ce « fascisme » de notre temps que nous combattons, nous, animaux politiques : Et nous vous appelons à l’aide.
> Sauvons les mots.
> Brisons les machines.
> Reproduisez et répandez l’Appel des Chimpanzés du futur.
> Grenoble, le 5 novembre 2014
> NOTES
 (1) cf. Magazine Au fait, mai 2014
 (2) Libération, 12/05/02

 
 
Informez-vous (ci-dessous quelques sources).
Rédiger vos propres textes. Distribuez-les en toutes occasions.
Mettez la menace transhumaniste à l’ordre du jour.
Prenez vos initiatives et tenez-nous au courant pour qu’on les fasse connaître.

Salutations luddites,
Pièces et main d’œuvre

[1] Forum saboté par les Chimpanzés du Futur, voir textes et film sur www.piecesetmaindoeuvre.com

***
Quelques sources parmi des milliers

http://www.franceculture.fr/emission-le-sens-des-choses-le-cerveau-et-l-intelligence-artificielle-2014-08-23


           http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/26/google-une-certaine-idee-du-progres_3485155_3234.html


           http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=431


  • Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies : un projet totalitaire, Pièces et main d’œuvre (éditions l’Echappée, 2008)
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La légende de Saint-Pierre

Saint-pierre fut belle
Avant que d’être cendres.
Pour sa beauté jadis,
Un volcan s’enflamma
Et par le tourbillon de la passion emporté,
Il consuma un matin
La fleur de son amour.
Alors, dans le silence de l’éternité, la ville se figea.
Mais le temps guérit toutes les blessures,
Celles du corps comme celles de l’âme,
Et en toute chose germe son contraire.
Sur les cendres des années
Lentement les arbres refleurirent,
Sur les berceuses des flots
Les rires reconquirent les cœurs,
Dans le limon des rêves
La vie redessina l’avenir.
Et la belle, aujourd’hui,
Dans sa robe de verdure et d’espérance,
Drapée de cette beauté secrète
Dont nous vêt l’expérience,
Chaque matin,
Avec la grâce et l’élégance d’antan,
D’un large sourire
Salue à l’horizon
Le jour flambant neuf qui ouvre ses ailes.

Claude Ledron.

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Ne m’appelez pas créole ! Dominique Monotuka. Les Editions MWEN_2006

L’auteur : Dominique Monotuka

Cette étude vise à restituer l’origine spirituelle, politique et historique exacte de cette représentation identitaire que constitue l’idéologie créole appelée communément la créolité.

Le créole, le nègre « créole », en effet est précisément une des catégories hiérarchiques d’esclaves que les colons ont inventée pour plus efficacement soumettre les nègres et négresses faits esclaves.

Etre un(e) créole est, d’après la norme esclavagiste, la première hiérarchie identitaire que le nègre et la négresse doivent gravir, de force, pour prétendre obtenir la confiance glorificatrice du« maître » c’est-à-dire pour espérer se prévaloir d’être un(e) bon(ne) esclave auprès de son maître : un nègre ou une négresse relativement docile à l’ordre de domination coloniale établi.

L’oppression coloniale, accompagnée d’amnésie forcée, a été d’une intensité telle, que les descendants des esclaves continuent aujourd’hui encore, à vouloir se glorifier et s’enorgueillir de cette identité d’asservissement, « être un créole ».
Cette vérité, on nous l’avait cachée !

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